Auteur jeunesse

Black Carnac

272 pages – Locus Solus – 9€90

illustration de Genkis

Tout sépare Fatiha et Arnaud, d’ailleurs ils se méfient l’un de l’autre. Leur seul point commun ? Outre qu’ils ont tous les deux seize ans, ils apprécient un vieil excentrique : Monsieur Jérôme. Ce vénérable personnage, passionné à la fois par les menhirs et par les voitures de course, cache pourtant un passé peu reluisant. Ancien taulard, ancien braqueur de banque, il s’est rangé depuis longtemps, mais le butin d’un de ses plus fameux casse n’a jamais été retrouvé. Certains courent toujours après, et pas forcément les personnes les plus fréquentables ! Inquiet pour le vieil homme qui semble avoir disparu, les deux adolescents vont devoir faire équipe pour partir à sa recherche, comprendre le fin mot de cette histoire et peut-être découvrir un véritable trésor !

Un thriller haletant au milieu des menhirs

Même si une partie du décor de Black Carnac remonte à la préhistoire, les questions auxquelles sont soumis les personnages sont bien celles de notre époque. Fatiha est musulmane, elle vient d’un milieu populaire ; Arnaud est catholique, il vient d’une famille favorisée. Mais la religion et les origines définissent-ils vraiment ce que nous sommes ? La différence empêche-t-elle de s’entendre, de se lier d’amitié, voir de tomber amoureux ? Autant de questions qu’aborde le récit sans jamais sacrifier au suspens et à l’action. À l’occasion de la sortie du roman, une chasse au trésor a été organisée sur les lieux mêmes de l’action. Si vous êtes sur place, vous pouvez vous amuser à arpenter les rues du bourg de Carnac en consultant l’énigme qui se trouve ici.

Une histoire par-delà le temps

En parallèle de l’intrigue actuelle, à chaque fin de chapitre, nous suivons la vie de Kni, une jeune fille du néolithique. À travers ses yeux, nous découvrons la vie à l’époque où les menhirs ont été dressés. Un nouvelle tribu vient d’élire domicile non loin du village et Kni se lie avec un de ces étrangers, le jeune Trane. Ils ne parlent pas la même langue, n’ont pas les mêmes coutumes. Ainsi la problématique d’Arnaud et Fatiha trouve son échos dans le passé et nous éclaire par une mise en perspective inattendue. La question de la différence, de l’acceptation ou du rejet de l’autre, si sensible à notre époque nous est finalement montré comme une question universelle.

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Découvrez un petit dossier photos sur les inspirations du roman

Black Carnac

Un mystère se cache derrière chaque menhir

Genkis

Genkis est très fier de sa médaille olympique de saut en hauteur. On dit que son impulsion était si fantastique qu’il pouvait atteindre les étoiles. Sans doute que sa passion pour les univers de science-fiction vient de là. Cliquez sur l’image pour découvrir son site.

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